le truc le plus idiot que j'ai jamais fait (avant toi)

Il est 07:23.

Je suis réveillée depuis presque 5 heures du matin.
Je pensais me recoucher et finalement je me suis levée.
L’esprit et les idées pas très claires.
Peut-on parler de coïncidence?
Est-ce que toutes les pièces du puzzle mises bout à bout, me donneraient la réponse que j’attends?
La réponse que j’attends depuis toujours, j’ai l’impression.
J’ai la sensation que c’est là, devant mes yeux, comme à portée de main, sur un plateau d’argent?
Le moment que je n’avais pas redouté jusque là, est le moment que je redoute le plus.
Je suis encore là, devant mon écran d’ordinateur et j’ai l’impression que j’attends le verdict qui va me dire, si je retourne en prison ou si je passe par la case départ avant.

Comment j’ai pu oublier. Tout ce dont je me rappelais, c’est de la dernière fois que je t’ai vu. J’ai tout repassé en revue, est-ce que j’ai dit quelque chose qu’il ne fallait pas? Est-ce que j’ai fait quelque chose qu’il ne fallait pas?
Je me souviens qu’en marchant, on venait de descendre de chez toi et qu’au bout du trottoir, à deux pas de la gare, j’ai dit: « Qu’est-ce que je vais faire maintenant? » et tu m’as répondu: « Tu vas faire ta vie. » Et j’ai dit: « Ben oui. Je vais faire ma vie ». Ces quelques mots, qui m’ont laissé perplexe mais sans plus.

C’est bien après, qu’on se soit quittés, j’ai repensé à ces mots, quand je rentrais chez moi. J’ai tout retourné dans ma tête. Qu’est-ce qu’il voulait dire par là?
Ça m’a mise dans une rage, incontrôlable. Je ne comprenais plus rien.

Qu’est-ce qui se passe? Il se fout de moi. Il m’a fait venir jusqu’à chez lui, pour m’envoyer sur les roses. Comment ne pas penser que c’était un hypocrite? Je me disais, comment il a pu me faire ça?
Me faire tous ces clins d’œil, le surprendre en train de me regarder, d’un regard souvent insistant.
Que ce matin là, il est allé à la boulangerie, parce que la veille, j’ai dit, que ce serait bien d’avoir des croissants pour le petit déj’.

J’ai voulu lui rendre l’appareil. Un matin, où nous étions tous les deux, après avoir dormi chez lui, je suis sortie pour aller à la boulangerie, et la seule boulangerie ouverte, qu’il y avait dans les parages, elle était pas à l’autre bout de la ville mais presque. Elle était pas à côté en tout cas et j’étais tellement pressée de revenir de la boulangerie. Pas parce que j’étais fière de ramener mes croissants, parce que c’était avec lui, que je voulais être.

Et être séparée une seconde de plus, une minute encore, c’était impossible. Alors j’ai fait vite, aussi vite que j’ai pu.
Peut-être de peur qu’il ne soit pas là, à mon retour.

J’ai dormi chez lui, on avait toujours quelque chose à se dire, le temps avec lui, n’avait pas d’importance. Ce qui m’importait c’est qu’il soit là.
Du premier jour, où on s’est parlé je crois. En cours, devant nos postes d’ordinateur. Il était assis à ma droite et je crois me rappeler que c’est lui, qui m’a abordé.

Je sais pas, j’ai dû oublier des choses, mais on est devenus complices, je n’avais jamais trouvé autant d’intérêt à quelqu’un. Et plus j’en savais, plus je le regardais (même si j’essayais de le cacher, difficilement)…plus j’aimais, plus j’appréciais. C’était facile. Tellement facile que forcément, il arriverait une tuile.

Alors, au retour des vacances scolaires, en octobre, on s’est vus. Je venais de décrocher mon permis. J’ai dit, est-ce que je peux passer? (« t’es la bienvenue » je me souviens de ça aussi) et il me dit, « ok, pas de soucis ». Voilà la soirée passe, on a plaisanté sur ma conduite, il se moquait de moi je crois, gentiment. Bref, quand je suis partie de chez lui, je n’ai pu m’empêcher de lui dire qu’il m’avait manqué, pendant ces vacances et j’ai voulu savoir si je lui avais manqué, moi aussi. Bêtement, pour voir. Et là, pas de réponse. Autant dire, le drame. Je lui ai demandé de descendre, il est pas descendu. Alors je suis rentrée. Et après ça, rien n’était plus pareil. Je savais que je venais de rompre le charme. Je l’avais perdu.

Je sais pas, après, on s’est rendu nos affaires, qu’on s’était prêtés. Je lui ai rendu une bd de Thorgal (je sais plus et je crois que j‘ai évité de m‘en rappeler), il m’a rendu un dvd de radiohead. Ça m’a fait l’effet, qu’on était en train de se séparer, comme si on s’était appartenus. Comme un vieux couple. Alors j’ai voulu réparer, tant bien que mal. Je voulais remonter le temps, je voulais que tout redevienne comme avant, comme quand on était ensemble.
Parce que je voulais revivre, ces moments avec lui. Comme au début. Je sais pas, refaire ce qui a été fait.

J’ai l’impression que j’ai encore une mission à remplir ce matin. Lui écrire me met dans de drôles d’états.

Et il m’a dit ok, on oublie tout et on reprend là où on s’est arrêtés. Mais j’ai pris de la distance, parce que je ne voulais pas lui montrer, l’importance qu’il avait à mes yeux. Puisque qu’il ne m’avait pas répondu, j’en avais conclu qu’il ne ressentait pas la même chose que moi.
La distance, et puis c’est un fossé qui s’est creusé.
Je ne savais pas quoi faire d’autre. Je me perdais. Je doutais de tout, de moi et de lui.
Et puis je me disais, y a cette petite brune là, « florence ». Il a l’air de lui tourner autour et je me suis dit, comptes pas sur moi pour t’arranger le coup, mon gars.

Et enfin, j’ai dû quitter l’école, en janvier pour des raisons financières. J’avais claqué toutes mes économies et il se trouvait que je n’avais pas de bourse, en fin de compte. Parce que je ne m’étais pas bien renseignée.
Toute façon, j’avais des notes minables, je ne faisais pas ce qu’il fallait, comme si je l’avais cherché, du début à la fin. Alors, je me suis dit: « C’est par où? C’est par là? Ok allons-y! » Tant qu’à faire, puisque ma vie sentimentale est gâchée à jamais, je ne vois pas ce qu’il peut y avoir de pire. Passer sous un train?
Ça c’est fait et quoi après?
Ben, après. J’ai perdu un ami. (bon pour moi c’était plus que ça, mais je m’en contentais. Rester amis, c’était mieux que rien) Le vendredi 18 janvier 2008, sur les coups de 16 ou 17h de l’après-midi.
Ma vie s’est arrêté ce jour là, à son dernier regard que j’ai croisé.

Si j’avais su que c’était la dernière fois…je ne serais pas là, devant mon écran d’ordinateur.

8:24

Que me reste-t-il à faire?
Vous voulez la suite? Elle est pas jolie, jolie.

La suite, c’est mon monde qui s’est effondré. Je suis donc rentrée, et puis j’ai lui ai envoyé un e-mail.
Où je disais ce que je pensais, du début à la fin. Je lui disais la vérité vraie, sur ce pourquoi je faisais tel ou tel chose. Enfin, je lui demandais des comptes.

Et là, je crois que sa réponse, m’a « tué ». J’avais écrit je sais pas, 30 lignes et lui, hop, trois petites lignes. Pesé c’est emballé. Notre histoire, pour lui se résumait à ces trois lignes.
Merde, c’est l’hôpital qui se fout de la charité. Cela avait le mérite d’être concis, précis, net. Ah ça on peut pas le lui reprocher alors que moi je m’étais embrouillée dans une vingtaine de lignes.

Et lui sa réponse était celle-ci, je l’ai conservé et gardé bien au chaud (je sais pas pourquoi), peut-être que je savais que j’en aurai besoin un jour.
Voilà ces trois fameuses phrases:
ça me fais (petite faute de grammaire mais on va pas pointiller sur les détails, parce que les détails, ça ne compte pas) chier d’en arriver là, mais on est pas potes. Aucun jugement ni d’envie de blesser, « juste » pas d’affinités, et on ne force pas ces choses là. Je sais que tu vis une période pas cool, donc encore une fois du courage pour la suite, on en a tous besoin.

Petit commentaire avant d’aller plus loin, le « juste » judicieusement placé. Ben tiens, ça fait juste depuis 5h que je suis debout et que je suis juste plantée là, devant mon ordi à me demander, juste ce que je fais là.

Je me souviens de ma réponse, que je n’ai pas conservé.
« ton courage tu peux te le garder, espèce de connard ». Y a eu un sms aussi, après….un très moche sms, me souviens plus exactement des mots. Mais, y avait « hypocrite, pourquoi s’être donné tant de mal, j’ai l’impression d’avoir perdu mon temps etc. »

Bref. Résumer et aller à l’essentiel, c’est compliqué.
Comment vous dire?
Allez, je me lance et puis on verra. Je sais pas ce que je vais voir, mais bon, apparemment j’en ai pas assez vu. J’ai plus de clopes, plus de poumons, pas un croissant à l’horizon, c’est le désert.
Il fait gris, tout moche, dehors. On dirait que tout s’acharne.
Je l’ai bien cherché, non? Et ça me suffit pas, parce qu’il m’en faut encore plus?
Que je fasse quoi? Que je me prostitue? Je nage en plein délire.
Mais qui va lire ça? A part moi, au fond de mon trou.
Qui s’en préoccupe à part moi?
La Bretagne, j’irai jamais, parait que c’est moche et fait pas beau, et qu’il pleut tout le temps.

Pourquoi je suis pas une grosse baleine bleue, bien bleue au milieu d’un océan. La vie tranquille, je mange, je nage comme un poisson dans l’eau et puis voilà, c’est tout.

Aimer qui, pour quoi? Bon sang, je crois que ce que je suis en train de faire, est le truc le plus idiot que j’ai jamais fait. Mais puisqu’on en est déjà là, autant aller un peu plus loin, voir ce qu’il y a au bout du tunnel. Autant aller au bout, je suis déjà trop loin et pas encore prés du but, apparemment, j’ai pas d’autres choix, que celui de me ridiculiser jusqu’à la fin de mes jours.

Mais je m’en fous, je fais ce qui me plait quand ça me chante. Une enfant pourrie gâtée, qui voudrait bien avoir sa part du gâteau. Pourquoi j’ai pas la plus grosse part? Parce que je la laisse aux autres, toujours, comme d’habitude. Et moi, je compte les prunes qui me restent. (même au sens littérale du terme). J’ai plus que trois points, sur mon permis. Enfin, je crois. J’ai pas vérifié, je vérifie jamais rien, de toute façon.
La vie m’emmerde, avec sa paperasse à deux balles, mes blagues à deux francs. Ma tronche de cake et la bouche en cœur. Les larmes aux yeux et au corps.
Je l’aurai payé ma dette, pour revivre dans ce monde rempli d’idiots et occasionnellement d’idiotes.
Papa, maman je vous aime mais c’est encore trop tôt, pour vous remercier d’avoir mise au monde.
On en fait des conneries. Je m’amuse comme une folle, je prends un pied d’enfer, à la seconde où je parle.
Je suis allée trop loin déjà, par aller encore plus loin.

Le pire, c’est que j’ai l’impression d’avoir déjà vécu tout ça. Que la semaine n’est pas encore finie.
Nadège m’a dit, occupes toi de ce qui est important. Bouges toi les fesses. Fais le tout de suite.

Elle m’a saoulé avec sa morale, de grande sœur. Elle avait raison, bien sûr. Ce qui est encore plus énervant. Voilà, qu’aujourd’hui, (si je ne meurs pas avant, ce qui est très improbable, vue que je suis en tenue de camouflage, dans ma grotte) la dernière des choses que j’ai envie de faire, c’est de m’occuper de ce qui est moins important à mes yeux.

La chose la plus importante pour moi aujourd’hui et pour moi, seule, rien à foutre de la terre qui tourne ou qu’obama soit président…c’est de vaincre ma peur et de faire encore une chose, et après celle-là, j’arrêterai tout.
J’arrêterai d’imaginer un monde imaginaire, où il n’existe qu’une personne au monde pour moi. Comme je suis égoiste. Je le veux pour moi et moi toute seule.
Deux crétins, sur la lune, qui se regardent dans le blanc des yeux, en se disant, on y va quand?

Vas-y, toi! T’as qu’à y aller le premier! Non, moi, non, j’ai trop peur. Viens avec moi, si tu veux? Avec toi, mais pourquoi? Si t’as envie d’y aller, vas-y. oui mais pas sans toi. Parce que sans toi, je serai perdue. Vraiment? Alors, c’est ça, la réponse. Sans moi, tu serais perdue? Le monde est trop vaste, sans moi? Oui, bien trop vaste, bien trop grand, trop effrayant. Tu es ma seule bouée de sauvetage et il n’y a que toi qui peut venir me sauver.

Et c’est ça que tu veux?

Ben, oui, parce que je vais pas finir la journée, ni la semaine, si ça continue.

Alors, je t’en prie si tu es là et que tu lis ceci, et que tu as envie de venir sur la lune avec moi, viens mais ne tardes pas trop quand même.

Et puis, si c’est pas toi qui lit ça, et bien je me ferai bonne sœur, au couvent. J’irai jusqu’au Népal, sans toi ou mieux au Tibet. J’ai vu un reportage, une fois, sur les bouddhistes. Magnifique ce reportage, probablement que j’irai les rejoindre, après ce que je m’apprête à faire.

Plus le choix. Plus le temps de trouver des réponses, toute seule. Moi j’aimerais juste qu’on me réponde, c’est tout. J’en demande pas plus. C’est pas compliqué, si?

Mais alors, qu’est-ce que je fais là? Ça il va falloir me le dire. Que quelqu’un me le dise, un ou l’autre.
Je nage en plein délire.

C’est une éternité qu’il va me falloir, pour m’en remettre. Parce qu’à cette minute, rien n’est plus vrai à mes yeux. Et je crois encore au père noël, non mais vous vous imaginez ça.

Je sais pas si je dois en dire d’avantage, à mon avis, j’en ai dit assez parce que je ne pourrai aller plus loin, toute seule, en tout cas. Je ne sais pas ce en quoi je crois, mais je crois quand même, à ce que me dit mon cœur. Je l’ai suivi jusqu’ici mais n’irai pas plus loin, sans lui.

mardi 28 mai 2013 10:55 , dans La musique qui m'inspire


Gros, très gros bug

Un bien étrange week-end que je viens de passer. C’est drôle comme on a l’impression, que les souvenirs sont proches et qu’en fait, ils sont loin, très loin…il faut remonter dans le temps, petit à petit, pour s’en apercevoir. Même si on pensait se souvenir de tout, on oublie certaines choses.

Je réalise pas moi-même ce que j’ai pu écrire, en l’espace d’un peu plus de 24 heures.

Je ne doute pas de ce que j’ai dit mais je doute de tout le reste maintenant, maintenant, que j’ai eu un peu de temps. J’ai peur de m’être faite une illusion encore bien plus grande, qui surpasse tout ce que j’ai pu imaginer jusqu’ici. Je me sens bizarre à l’issue de ce week-end bizarre.

J’ai l’impression que même si je ne cherche pas, je trouve toujours. Pourtant, j’en étais arrivée au bout. Pourquoi, je me suis mise à interpréter ce livre, surtout au début, et puis un peu par la suite, et puis à la fin, plus rien du tout.

J’ai le don de me rendre triste. M’en fous. Là je m’en fous mais alors ça me passe mais au-dessus.

Peut-être parce que ce livre ne m’a pas raconté son histoire mais celle que je voulais entendre.

Voilà, j‘en ai les larmes aux yeux. C’est malin. M’en fous, je vous ai dit. L’opinion générale ne m’importe pas.
Si j’en rajoutais une tartine, peut-être bien que demain, j’en ferai mon petit-déj’.
Mais pourquoi. Pourquoi. Pourquoi. Pourquoi. J’ai pas tout oublié, plus vite. Pourquoi j’ai pas arraché le pansement plus tôt. Pourquoi j’ai pas tourné la page, quand c’était possible.

Pourquoi j’écris encore des choses pareilles, ça me servira de leçon? Quand je serai vieille, moche, toute ridée et qui tient pas debout.

Allez. C’est pas si grave, après tout. C’est pas comme si j’étais passée sous un train, entre hier et aujourd’hui. Non, non. Rien de tout ça. Oubliez tout ce que j’ai dit. Oubliez, car on ne sait pas de quoi demain sera fait. Mais on s’en fiche. Demain, les jours qui suivent….je crois qu’il va m’en falloir peu, pour m’énerver ce soir. Oui, peu. Je vous dis même ce que j’ai envie de faire là, tout péter et envoyer tout bouler, à l’autre bout de la terre. Parce que les mots ne sont que des mots.

Et chier. Putain de merde, fait chier. Et voilà, gagné le pompon, c’est pour qui? C’est pour bibi. Qui se ramasse tout à la petite cuillère. J’ai envie d’abattre un mur, de coller une baigne au premier venu et au dernier aussi.

N’oubliez pas, les mots ne sont que des mots. Ça veut pas dire grand-chose, mais qui s’en moque? Le petit chinois de Chine ou l’ambassadeur de je fais ce que je veux, quand je veux….que ça plaise ou non.

Je suis méchante là. Tu pousses le bouchon un peu trop loin, Maurice? Ah, oui ou trop prés?
Merde. Foutue journée, foutu week-end, foutu moi. J’en passe et les pires.

Les vannes sont lâchées, allez-y. Porte-ouvertes, vous gênez pas, y en a pour tout le monde. Tout le monde aura sa petite dose. Oui tout le monde. La terre entière et j’envoie chier la lune, au passage.
Ça fait du bien, du mal aussi, et un peu de bien.

J’appelle qui? Pour dire quoi? Attends m’ai arrivé un truc, tu voudras jamais me croire. Mortel, tu vas voir, et tellement énorme, que même les baleines bleues, à côté, elles sont ridicules.

Voilà. Ce soir, je suis une grosse baleine.

lundi 27 mai 2013 21:04


Léger bug

Voilà, je n'ai toujours pas accés à mon blog, ce qui est franchement énervant. Avec le peu de sommeil que j'ai, c'est juste énervant. Alors j'ai passé la nuit, dans de drôles d'états. J'ai mis 6 heures pour finir ce livre, 170 pages en 6 heures. Remarquable. Il faut dire que j'ai lutté, face à mes émotions, tout du long.

Est-ce que ce livre est ce que je crois qu'il est? J'ai été très déçu vers 5h, sûrement la fatigue nerveuse et tout ça, et je me suis couchée avec l'idée, que je venais de me réveiller. Ce bouquin n'est pas pour toi, etc. J'en passe et des meilleures. Alors, j'ai eu quelques larmes et je me suis traitée d'idiote, et enfin je me suis couchée. Un repos (même court) mais mérité. Je pouvais échapper ainsi à mes plus terribles pensées.

Est-ce que ma vie s'arrête là? Est-ce que j'ai attendu trop longtemps? Etc. Ce serait trop long. Je pourrais en faire un roman, si j'osais. Mais je pense avoir assez écrit, pour me torturer encore. La nuit porte conseil.

Et ce matin, ben tiens, l'espoir revient! Tout se met en place, comme une évidence. Et même si cette évidence est une pure création de mon esprit, et bien je m'en fous. Parce que je me dis, même si c'est loin, même si j'avais tout caché sous un tapi,que je l'ai vécu. Ces choses là, je les ai bien vécues.

Le temps me manque encore, c'est terrible. Moi qui ai eu tant de temps, pour tout imaginer, tout croire. Le plus incroyable des scénarios, mais pas celui-là. J'ai les mains glacées. C'est à peine, si je respire.

J'ai reçu une bonne nouvelle ce matin, j'ai reçu ma convocation pour l'entretien. L'entretien qui va me permettre de reprendre le cours de ma vie, là où il s'est arrêté pour un temps. Une éternité. Un siècle. En quelle année sommes-nous déjà? Quelqu'un, m'a dit, oui tout est possible. Le vrai miracle, n'est pas celui de la vie, mais celui de l'amour. J'ai envie de lui dire, oui. Et qu'à cet instant, et tant pis pour demain, il en est la preuve.

Et qu'à cet instant, je me sens invincible et légère. Je suis sur des montagnes russes et la chute va être terrible. Mais ce qui compte, c'est le voyage...

 

lundi 27 mai 2013 10:00 , dans La musique qui m'inspire


Je fais une parenthèse

A cette heure, impossible d'accéder et à visualiser mon blog. Ce qui me contrarie énormément. Parce qu'aujourd'hui, c'est vraiment pas le moment. 

Je crois qu'on l'a compris sur mon article précédent, qui n'avait ni queue, ni tête. Enfin je me comprends, c'est l'essentiel. Non, mais c'est surtout insensé. Je devais m'arrêter là et je me retrouve au point de départ. Cette journée a été un calvaire. Je le dis pour qui veut l'entendre. Un mince espoir, tout petit, minuscule au moment où j'écris ces mots.

J'aurais voulu sortir, j'en ai été incapable. Pourtant, je ne voulais qu'une chose, me retrouver à Tombouctou ou sur mars ou sur vénus, mais ailleurs. Tout m'est passé par l'esprit. 

J'ai même pas fini de lire ce bouquin. Il me reste quoi, 170 pages. Pour découvrir quoi, que je me suis trompée, que j'ai rêvé si fort, que les draps s'en souviennent. Comment je peux encore arriver, à plaisanter. Je sais pas, comment nomme-t-on ça? Un cataclysme? Un bouleversement climatique? Rien, de tout ça, nada, il faisait beau et pas de vent et presque pas de nuage, ça, juste pour me narguer. Et les oiseaux qui arrêtent pas de gazouiller, c'est insupportable. Si j'avais un lance-pierre...ben j'en serai incapable. Pauvre bête, elle m'a rien fait.

Je disais que le soleil m'avait nargué toute la journée. Comme pour me dire, hé t'as cru quoi? T'as cru ce qu'on te raconte dans les livres? Et en plus, par dessus le marché, tu t'imagines que quelqu'un à la fin de cette journée (trop longue à mon goût) va venir se jeter sur toi. Surgissant de la brousse, surgissant de nullepart, comme ça, pour te dire, "C'est moi! Je suis rentré!"

Cool, on mange quoi ce soir? Des frites ou des spaghettis? Perso. j'ai pas faim et je ne peux rien avaler de solide ou presque, depuis que je suis levée. J'ai même pensé à la drogue, un fixe, ou une bonne bouteille de vodka, histoire de s'en jeter un petit. Un dernier pour la route.

Je n'ai pas le temps de relire. J'ai l'impression de manquer de temps pour dire, tout ce que je veux dire.

Une seconde. Juste une seconde. Je m'installe pépère, sur mon transat (rien de mieux à faire, de toute façon)...(grand, très très grand soupir) Je respire. Je souffle (beaucoup, presque autant que d'habitude). Bon sang. C'est pas juste. 

Je crois que je suis à la phase de colère. Plus que deux étapes et c'est ma mort après.

L'heure de la résignation a sonné!!! Se résigner à quoi? A finir ce livre, avant que je perde mes esprits, à force de me rappeler, chaque détail ou presque, de ce que j'ai déjà lu, faisant écho à des choses que j'ai vécu mais dont je ne me rappelais plus. Et puis mon cerveau depuis deux jours, n'a cessé de bouillonner. Comme si je lisais mon propre journal intime mais que c'était là, dans un livre, imprimé! Quelle audace. 

Au début, quand je l'ai trouvé au supermarché, j'étais contente. Je me disais, super, un livre qui a l'air bien sympa. La couverture me plait, le titre aussi et le résumé, bien je me suis dit que c'était peut-être un livre qui allait mal se finir. J'imaginais une histoire de meurtre ou truc du genre.

Reste que j'ai dû faire une pause, bien que je meure d'envie de savoir la fin (bonne ou mauvaise). Mais comment arriver à lire, sans me poser de questions. J'ai eu l'impression d'être en mission toute la journée, en tenue de camouflage. J'ai d'abord lu, bu un café et puis relu et puis je me suis arrêtée. Trop d'émotions. D'abord, j'ai sorti mes dessins et les ai publier ensuite,ça m'a pris du temps. J'ai pris une douche bien chaude et puis je suis restée un bout de temps, sans rien faire, sans savoir quoi faire.

Ensuite, j'ai commencé à ranger, j'ai dansé, j'ai pleuré aussi. Et là, encore une idée fixe, écrire ce que j'ai ressenti mais le temps presse. J'ai pas le temps de faire tout ça. Que penser?

J'ai presque regretté ma journée d'hier. Et j'ai presque regretté de m'être levé ce matin. Mais faire quoi d'autre?  

Comment dire, que c'est impossible et possible. Comment te dire, que je ne suis pas en colère, comment te dire, qu'une idée m'a obsédé aujourd'hui, est-il là? Où est-il? Qu'est-ce qu'il fait?

Est-ce qu'il a écrit ce livre juste pour le fun....Comment être en colère? Je n'ai ressenti que l'envie de te parler, à toi. De t'avoir là tout prés. Comment en vouloir? Je me sens tellement bouleversée parce que j'ai jamais pensé à ce qui est écrit dans ce livre. Que tu puisses avoir ressenti la même chose. Il est trop tard, j'ai trop de choses à dire. C'est pas juste.

C'est à moi que tu dis ça? C'est à moi. Pourquoi moi et pourquoi toi? Parce que ça ne peut pas être quelqu'un d'autre et que ça n'a jamais été quelqu'un d'autre. Je me suis donnée un mal de chien, pour faire semblant. Je ne veux rien de plus que ça, enfin si, que tu sois là.

C'est idiot. Ce que je dis, et qui va le lire? Ici...comment te retrouver? 5 ans. Merde. J'ai tout fait, pour oublier. Sans jamais y arriver. Quand j'ai commencé à lire, j'ai beaucoup rigolé. Un vrai talent, c'est sûr. Il faut être doué pour faire ça. Je t'admirais beaucoup, de sorte que j'étais incapable de me dire que je pouvais être à la hauteur. Pas moi. Un gars comme ça. Je sais pas; C'est ça, le coup de foudre, qui dure  pas un jour, huit jours, un mois, deux mois....mais qui n'a jamais cessé de durer, pour moi. 

Tellement réel et à la fois tellement surréaliste.

Je ne sais pas si ça suffit. Je vais publier ça, comme ça, les yeux fermés. Et puis, le reste, j'en sais rien. Vraiment rien. Je ne sais pas ce que je suis sensée faire, j'ai besoin de ton aide. Aides moi. Me laisses pas, là. Pas là, pas maintenant que c'est là que j'ai le plus besoin de toi.

Je sais pas si je vais être capable de finir de lire ce livre, qui se trouve dans mon appartement, sur ma table de chevet comme si on l'avait expédié tout droit, ici. 

dimanche 26 mai 2013 21:22 , dans La musique qui m'inspire


"I always knew" par THE VACCINES

Je termine sur cette très belle chanson, que j'adore, il faut le dire.

Pour aujourd'hui, on va dire que ça suffit. Pour aujourd'hui, je vais essayer de penser que cette journée est une journée banale.

Je vais essayer de me réveiller. Je vais essayer de faire comme si rien n'avait changé jusqu'à aujourd'hui. C'est ça. On n'est pas en 2013, je ne suis pas ici. Je remonte le temps...je fais machine arrière et je reprends une grande inspiration.

J'ai acheté un livre, il n'y a pas longtemps et c'est sûrement ce titre, qui m'a poussé à le prendre.

"Demain j'arrête" de Gilles Legardinier. Qui est cet auteur? Aucune idée.

Si je le croisais là tout de suite, je lui dirai, rendez-moi ce qui est à moi! Quel impolitesse, non mais vraiment. On marche sur la tête. Ce sont mes souvenirs que vous avez mis là, que vous avez fait imprimé (sur du papier recyclé?). 

Pourquoi j'ai eu peine à dormir cette nuit? pourquoi je me suis levée si tôt ce matin?

Pourquoi j'ai ressorti tous mes tableaux...pourquoi j'ai pris ces photos? Mais quelle heure est-il?

Avons-nous rendez-vous quelque part? C'est quoi ce livre et c'est qui cet auteur? Il m'a suivi, m'a espionné...

Je vais me réveiller. Je vais me doucher d'abord et après vraiment, je ne sais pas comment ça pourrait aller. Celui qui lit aura bien de la chance et de voir qu'il y a des gens qui sont prêts à tout pour croire n'importe quoi.

Non, mais vraiment....vraiment. C'est pas vrai? C'est une blague. Une mauvaise blague, oui c'est ça. J'ai jamais écrit ça. Jamais, jamais. Et je n'ai jamais lu ce livre, non plus. Jamais. Je ne l'ai pas trouvé parmi tout le choix qui se présentait à moi, quand je me trouvais face à ce rayon, d'un grand hypermarché, dans lequel, tu traînes des pieds, pour savoir ce que t'as envie de manger ou non.

Pas croyable, non, toi, t'es pas croyable. Je veux de l'air, j'ai besoin d'air. Je veux respirer. Un masque à gaz ou à oxygène, j'hésite. Non, je sais plus quoi faire ou penser. 

Je tremble. Je suis entre la canicule et le blizzard, à cet instant même. Je pars mais je reviendrai.

dimanche 26 mai 2013 16:13 , dans La musique qui m'inspire


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